← Table of contents
Des postes en général, et particulièrement en France

Note 12 — PREMIÈRE PARTIE. ORIGINE DES POSTES.

Reading edition

Quand les anciens avaient des sujets un peu étendus à traiter, ils se servaient plus commodément de feuilles ou de peaux cousues les unes au bout des autres, qu’on nommait rouleaux ; coutume que les Juifs, les Grecs, les Romains, les Perses, et même les Indiens ont suivie, et qui a continué quelques siècles après Jésus-Christ. Ces livres en rouleaux étaient fixés sur un bâton qu’on nommait umbilicus, lequel servait de centre à la colonne ou cylindre. Le côté extérieur des feuilles s’appelait frons, les extrémités du bâton se nommaient cornes, et étaient ordinairement décorées de petits morceaux d’ivoire, d’argent, d’or et même de pierres précieuses. Dans l’origine, on se servait de différentes matières pour faire les livres. Les caractères furent d’abord tracés sur de la pierre, témoins les tables de la loi donnée par Moyse, qui sont le plus ancien livre que l’on connaisse.

La forme actuelle des livres a été inventée par Attale, roi de Pergame. On employait des préparations aromatiques pour les préserver de toute destruction.

Avant l’invention de l’imprimerie, les livres étaient d’un prix sans bornes. Cette découverte a eu lieu vers l’an 1440, à Mayence. On la doit à Jean Guttemberg, qui s’associa Faust et Schoëffer. Le premier livre imprimé est la cité de Dieu, de Saint-Augustin.

En 1471, Louis XI, désirant avoir dans sa bibliothèque une copie du livre du médecin Rasi, emprunta l’original de la faculté de médecine de Paris, et donna pour sûreté de ce manuscrit 12 marcs d’argent, 20 livres sterlings, l’obligation d’un bourgeois pour la somme de cent écus d’or.

On prétend que vingt mille personnes en France, vivaient de la vente des livres qu’elles copiaient.

Jean Faust, qui s’établit à Paris en 1470, dédia, à Louis XI, le premier livre qu’il y imprima.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings