Note 15 — CHAPITRE VII
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Mamadou-Lamine, après son départ d’Ouro-Guéladjio, se rendit à Ségou auprès d’Ahmadou-Sheikou. Celui-ci, craignant en lui un rival, le garda en une sorte de captivité jusqu’en 1885, époque à laquelle redevenu libre il vint à Kita où je le vis. Il venait demander au commandant supérieur l’autorisation de rentrer dans son village Goudiourou aux portes de Médine où il prenait l’engagement de se tenir tranquille. Mais, dès l’année suivante, il levait l’étendard de la guerre sainte, se portait sur Bakel, puis, repoussé de ce point après un sérieux combat, gagnait la haute Falémé. Il nous fallut deux rudes campagnes pour venir à bout des bandes de ce fanatique, qui fut enfin tué non loin des rives de la Gambie.