Note (retour) — DE LA LITTÉRATURE DES NÈGRES.
Reading edition
Selon le voyageur Arndt, ce nouvel Alcibiade étoit le plus beau, le plus fort, le plus aimable de ses contemporains; d'ailleurs généreux, bon citoyen, bon ami164. Tout ce qu'on appelle gens du bon ton, c'est-à-dire, gens frivoles, le regardoient comme un homme accompli; c'étoit l'idole des sociétés d'agrémens. Lorsqu'il tira avec la chevalière d'Eon, ce fut presque une affaire d'État, parce qu'alors l'État étoit nul pour le public. Quand Saint-George, cité comme la plus forte épée connue, devoit faire des armes on de la musique, la gazette l'annonçoit aux oisifs de la capitale. Son archet, son fleuret faisoient accourir tout Paris. Ainsi autrefois on affluoit à Séville quand la confrérie des Nègres, qui n'a pas été détruite, mais qui n'existe plus faute de sujets, formoit, à certains jours de fêtes, de brillantes cavalcades où ils faisoient des évolutions et des tours d'adresse165.