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De l'emploi du temps

Note 84 — CHAPITRE XX. Suite du précédent.

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Il est remarquable que tous nos grands rois aient eu pour épouses des princesses d’une vertu éminente et d’un mérite supérieur : Sainte-Clotilde, femme de Clovis, l’une des épouses de Charlemagne, fut digne d’un tel titre ; la sensible et vertueuse Isemberge fut femme de Philippe-Auguste ; Blanche fut celle de Louis VIII ; Marguerite, de Saint-Louis ; Jeanne de Bourbon, de Charles V ; Marie d’Anjou, princesse remplie de courage et de vertu, fut l’épouse de Charles VII. La première femme de Louis XII fut la pieuse et généreuse Jeanne, que l’église a canonisée ; la seconde fut Anne de Bretagne, distinguée aussi par sa piété, son esprit et ses vertus ; Claude, femme de François Ier, fut aussi une reine vertueuse. Henri IV n’eut pas une femme digne de lui ; cependant, les mœurs de Marie de Médicis furent irréprochables ; Anne d’Autriche fut pieuse et la plus tendre mère ; Marie-Thérèse d’Autriche, épouse de Louis XIV, eut toutes les vertus que donne la piété : elle fut douce, indulgente et bienfaisante, etc. ; et même parmi quelques princes fainéans et le très-petit nombre de rois de France, dont l’histoire flétrit la mémoire, on trouve encore des reines vertueuses que le ciel sembloit avoir placées sur le trône, comme des anges tutélaires, pour prévenir ou pour réparer de grands maux : Sainte-Bathilde, dont la régence fut à tous égards si glorieuse ; Sainte-Radegonde, épouse du cruel Clotaire Ier ; Marguerite de Savoie, épouse de Louis XI, eut des mœurs pures, et se distingua par son goût éclairé pour les lettres. La sage et compatissante Louise de Vaudémont, épouse de Charles IX, qui, pendant le massacre de la Saint-Barthélemi, pénétrée d’horreur, de pitié, et baignée de larmes, imploroit au pied de son crucifix la miséricorde divine ! etc., etc.

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