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De l'assassinat considéré comme un des Beaux-Arts

Note 15 — PREMIER MÉMOIRE[1] (1827)

André Fontainas translation

Au temps où ceci fut écrit, 1827, je suivais l’opinion commune à ce sujet. C’est un simple défaut de réflexion qui a donné naissance à un jugement aussi erroné. Depuis, après un examen plus serré, j’ai vu de grandes raisons de revenir sur cette opinion, et je suis convaincu à présent (1854) que les Romains, chaque fois qu’un art leur offrait une quantité égale d’intérêt, y ont montré des mérites aussi originaux et naturels que les meilleurs des Grecs. Ailleurs je veux plaider cette cause en détail, dans l’espoir de convertir le lecteur. En attendant, j’étais désireux de placer ici ma protestation contre cette vieille erreur, — erreur qui a commencé par une flagornerie aux préjugés de son temps de Virgile, poète courtisan. Pour le vil dessein de flatter Auguste dans sa rancune vindicative contre Cicéron, et au moyen de l’introduction, à cet effet, du petit membre de phrase orabunt causas melius appliqué à tous les orateurs athéniens opposés aux romains, Virgile ne se fit pas scrupule de sacrifier en gros les justes prétentions de ses compatriotes pris collectivement. (Note de De Quincey.)

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