Note 7 — M. DE STENDHAL[4] ŒUVRES COMPLÈTES
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Je dois à la science et à l'obligeance de M. Anders, de la Bibliothèque impériale, la note suivante qui ne laisse rien à désirer pour l'éclaircissement de l'énigme bibliographique que présente le premier ouvrage de Beyle:
«L'ouvrage de Beyle sur Haydn, publié d'abord sous le pseudonyme de Bombet (1814), puis sous celui de Stendhal (1817), n'est pas une simple traduction des Haydine de Carpani. Beyle a arrangé ce livre de manière à se l'approprier, et il a cherché à déguiser son plagiat par des changements, des additions et des transpositions qui rendent difficile la recherche des passages que l'on voudrait comparer.
«Dans Carpani, les lettres sont au nombre de seize; dans Bombet, il y en a vingt-deux, parce que plusieurs ont été coupées en deux et entièrement remaniées.
«Il est à remarquer que, pour quelques-unes de ces lettres, Beyle a conservé la date des lettres originales, tandis que pour d'autres il l'a changée.
«Ce qui est plus curieux, c'est une note qui se trouve à la page 275, où il est dit: «L'auteur a fait ce qu'il a pu pour ôter les répétitions qui étaient sans nombre dans les Lettres originales.»
«Il paraît que Beyle a voulu se ménager une excuse contre le reproche de plagiat; mais alors pourquoi n'a-t-il pas donné cette indication en tête du livre, dans quelques mots servant de préface?
«La Vie de Mozart est réellement tirée d'un ouvrage de Schlichtegroll, auteur très connu en Allemagne, et qu'on a eu le tort, en France, de prendre pour un nom supposé. Outre des ouvrages relatifs à la numismatique et à l'archéologie, Schlichtegroll a publié pendant dix ans une Nécrologie contenant les détails biographiques des hommes remarquables morts dans le courant de l'année. C'est dans le tome II de la deuxième année (Gotha, 1793) que se trouve l'article sur Mozart (p. 82-112). La traduction de Beyle est très libre, ici encore il a supprimé et ajouté beaucoup de choses. Il a, en outre, divisé cette biographie en chapitres, ce qui n'a pas lieu dans l'original. Les quatre premiers seulement contiennent des détails pris dans Schlichtegroll; les trois derniers sont remplis d'anecdotes tirées d'un ouvrage allemand que Beyle n'indique pas, mais qui a été traduit en français sous le titre suivant: «Anecdotes sur W.-G. Mozart, traduites de l'allemand, par Ch.-Fr. Cramer, Paris, 1801; in-8o de 68 pages.»
«Tout ce qui se trouve dans Beyle, à partir de la page 329 jusqu'à la page 354, est pris dans cette brochure.» (Note de M. Anders.)