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Cours familier de Littérature - Volume 23

Note 7 — CXXXIIIe ENTRETIEN LITTÉRATURE RUSSE

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Il n'y avait rien à faire. Au lieu de partir tout de suite, nous ne nous mîmes en route qu'à deux heures de l'après-midi. Les chasseurs comprendront mon désappointement. Arcadi Pavlitch aimait parfois, comme il le disait lui-même, à se dorloter. Il prit en conséquence une telle quantité de linge, de vêtements, de parfums, de coussins et de nécessaires de toute espèce, qu'un Allemand économe en aurait eu très-certainement pour plus d'un an. À chaque descente, il adressait une allocution peu étendue, mais fort énergique, à son cocher, d'où je me crus autorisé à conclure que mon cher voisin était un grand poltron. Le voyage s'accomplit du reste fort heureusement; le seul accident qui arriva n'eut point de suites fâcheuses. Une des roues de derrière de la téléga[7] qui portait le cuisinier s'étant enfoncée dans un pont nouvellement réparé, ce personnage important eut l'abdomen légèrement comprimé. Lorsqu'Arcadi Pavlitch vit le danger que courait le Carême domestique, il s'effraya tout de bon et envoya savoir s'il ne s'était point blessé à la main; mais la réponse qu'on lui apporta l'ayant complétement rassuré à cet égard, il reprit son calme habituel. Nous allions assez lentement, et vers la fin de notre expédition j'éprouvais une fatigue extrême; j'étais assis à côté d'Arcadi Pavlitch, et au bout d'une heure de conversation il s'était mis à faire du libéralisme, faute de mieux.

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