Note 5 — CXVIIIe ENTRETIEN.
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«Quant au renne ou karibou, son pied est très-large et très-plat; il peut l'étendre sur la neige jusqu'au fanon[5], de sorte qu'il court aisément sur une croûte à peine assez solide pour porter un chien. Quand la neige est molle, on les voit en troupes immenses, aux bords des grands lacs sur lesquels ils se retirent dès qu'on les poursuit, parce que la première couche y est bien plus résistante que partout ailleurs; mais, si la neige vient à durcir, ils se jettent dans les bois. Avec cette facilité qu'ils ont de courir à sa surface, il leur serait inutile de se tracer des sentier au travers, comme fait l'élan; aussi, pendant l'hiver, n'ont-ils pas de remise proprement dite. On ne connaît pas bien exactement quelle peut être la vitesse de cet animal, mais je suis convaincu qu'elle dépasse de beaucoup celle du cheval le plus léger.»