Note 7 — XCIXe ENTRETIEN.
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Mais retournons à Torrigiani, qui, mon dessin à la main, parla de la sorte: Nous allions, Michel-Ange et moi, dessiner, encore enfants l'un et l'autre, à l'église del Carmine dans la chapelle de Mazaccio[7]. Il se plaisait à se moquer de tous ceux qui travaillaient avec lui. Un jour mon tour étant venu d'être le sujet de ses plaisanteries, je me mis si fort en colère, et je lui donnai un coup de poing si serré sur la figure, que je sentis l'os et les tendons de son nez fléchir sous ma main, comme un cornet, et qu'il en restera marqué toute sa vie[8]. Ces paroles me donnèrent tant d'aversion pour ce Torrigiani, à cause de l'admiration que j'avais pour Michel-Ange, que, bien loin d'avoir le désir de le suivre en Angleterre, je ne pouvais souffrir de le voir.