Note 19 — Ce ENTRETIEN.
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«Je commençai donc, dit-il, à mettre ma statue en état d'être montrée; et, comme il me manquait un peu d'or et certaines choses pour la perfectionner, je murmurais, je me plaignais, je maudissais le jour où j'avais quitté la France et son grand roi; et je ne prévoyais pas encore tout ce qui me devait arriver avec un prince qui me laissait travailler pour lui, aux dépens de ma propre bourse. Cependant, lorsque j'eus permis au public de voir ma statue, il s'éleva, grâces à Dieu, un cri si universel d'approbation, qu'il ne laissa pas que de me consoler. Le même jour, plus de vingt sonnets[19] furent attachés autour de mon Persée; et, les jours suivants, il y en eut une grande quantité de faits en grec et en latin, par les professeurs et les écoliers de l'université de Pise, qui étaient venus en vacances. Mais les éloges qui me flattèrent le plus furent ceux des maîtres de l'art, des peintres Jacobo de Puntormo, de l'habile Bronzino, qui ne se contenta pas de compliments, et qui y joignit de beaux vers. J'ôtai ma statue des yeux du public, pour y mettre ensuite la dernière main.