Note 8 — CINQUANTE-SIXIÈME LEÇON. (continued 2)
Reading edition
Note 8: Un philosophe militaire, que j'ai déjà cité dans une note de la cinquante-troisième leçon, a pensé, de nos jours, que la poudre avait toujours été connue depuis l'antique domination des théocraties orientales, et que son emploi, jamais totalement abandonné, avait seulement été étendu, sous de nouvelles formes, à des usages militaires plus considérables, par les hardis explorateurs de la fin du moyen-âge. Cette hypothèse ne serait certes nullement contraire à mon appréciation historique, en prouvant que cette pratique avait pris une grande importance aux temps précis où les besoins sociaux en avaient dû solliciter l'extension. Quant à sa vraisemblance intrinsèque, l'auteur la fondait sur la notoire nitrification spontanée de la surface du sol en beaucoup de lieux de l'Égypte, de l'Inde, et même de la Chine, où sans exiger, en effet, de grandes connaissances chimiques, la sagesse sacerdotale l'aurait aisément appliquée à consolider la domination théocratique; comme il tentait de le prouver par les ingénieuses ressources qu'il tirait naturellement de sa vaste érudition spéciale, appuyée surtout de nombreux passages bibliques, d'où il croyait pouvoir conclure l'usage prolongé des mélanges explosifs enseignés à Moïse par les prêtres égyptiens.