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Correspondance Diplomatique de Bertrand de Salignac de La Mothe Fénélon, Tome Quatrième

Note 1 — CLXIIIe DÉPESCHE

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Lettre du 2 mars 1571, escritte de la main de la Royne à Monsieur de La Mothe Fénélon. Voir le Supplément à la Correspondance Diplomatique de La Mothe Fénélon, contenant les lettres qui lui étalent écrites de la cour.

[2] Cette lettre annonce la résolution formelle du roi d'envoyer en Écosse, pendant six mois, à partir du premier mars, le secours de quatre mille écus par mois, sollicité par les députés de Marie Stuart. Voir le Supplément à la Correspondance Diplomatique de La Mothe Fénélon.

[3] Le 4 mars 1571, les protestans, au moment où ils sortaient de Rouen pour aller faire leurs prières, avaient été insultés, et le soir, à leur retour, ils furent attaqués de vive force. Cinq d'entre eux restèrent morts sur la place; un plus grand nombre fut blessé, et le reste dut prendre la fuite. Le maréchal François de Montmorency fut chargé par le roi de punir cette infraction à l'édit de pacification. Une commission, prise dans le sein du parlement de Paris, fut réunie sous la présidence de Bernard Prevot, sieur de Morsan. Quelques-uns des coupables furent punis de mort, d'autres du bannissement; trois cents qui s'étaient sauvés furent condamnés à mort par contumace.—Au mois de février précédent, la populace d'Orange, en Provence, excitée par Mignoni et Michel de La Baume, s'était jetée sur les protestans dont plusieurs avaient été tués. L'émeute, qui dura trois jours, ne fut arrêtée que par l'intervention de Momméjan, commandant du château, qui donna asile aux protestans dans la citadelle. Berchon, nommé bientôt après gouverneur de la ville, à la sollicitation de Louis de Nassau, fit punir les coupables de la mort ou de l'exil.

[4] Cavalcanti.

[5] L'archevêque de Saint-André, qui s'était trouvé parmi les prisonniers faits dans le château de Dunbarton, fut mis à mort le 6 avril 1571. Il périt par la potence. Sa mort fut vengée quelques mois après par Huntley, Claude Hamilton et Scot de Buccleugh, qui parurent à l'improviste avec quatre cents chevaux aux portes de Stirling, le 3 septembre 1571, jour où le parlement y était convoqué: Souviens-toi de l'archevêque! était le mot d'ordre donné aux soldats. Le comte de Lennox fut tué d'un coup de pistolet au milieu du tumulte; tous les autres seigneurs, au nombre desquels se trouvait le comte de Morton, furent faits prisonniers.

[6] Le lundi saint.

[7] Voir la lettre de Walsingham à milord de Burleigh des 8 et 9 avril 1571, et la conférence entre Mr de Foix et lui.—Négociations de Walsingham, lettre lxxi, p. 98.

[8] Avec protestation.

[9] Storey, zélé catholique, qui avait joué un rôle important sous les règnes d'Edouard et de Marie, s'était réfugié en Flandre auprès du duc d'Albe pour échapper à la vengeance d'Élisabeth. En 1569, on était parvenu à l'attirer par surprise dans un vaisseau anglais, qui le conduisit à Londres. Il fut condamné à mort comme convaincu de trahison et de magie.

[10] Cette lettre n'a pas été transcrite sur les registres, mais elle fait partie de la Collection complète des lettres de Marie Stuart publiée par Mr le prince de Labanoff de Rostof, où sont également insérées toutes celles que nous avons pu retrouver dans les papiers de l'ambassadeur.

[11] Catherine, sœur puînée de Jeanne Gray. Voir note, t. iii, p. 359.

[12] Paul de Foix, archevêque de Toulouse, avait été lui-même ambassadeur en Angleterre de 1561 à 1565, époque à laquelle il avait été remplacé par Mr Bochetel de La Forest.

[13] Le récit de cette négociation, qui n'a pas été transcrit sur les registres, ne s'est pas retrouvé dans les papiers de l'ambassadeur, où l'on voit seulement le compte qui a été rendu de la négociation dont Mr de Foix a été chargé l'année suivante (juin 1572) avec MMrs de Montmorenci et de La Mothe Fénélon au sujet du mariage du duc d'Alençon.

[14] Cette entreprinse sur Stirling, qui avait eu un si heureux commencement (v. note p. 69), fut sans aucun résultat pour la cause de Marie Stuart; le comte de Mar étant bientôt arrivé, délivra les seigneurs prisonniers; il fut proclamé régent, et fit périr, par les supplices, plusieurs des auteurs de l'entreprise. Les deux avis dont il est ici mention n'ont pas été transcrits sur les registres.

[15] Voir la Collection complète des lettres de Marie Stuart, publiée par Mr le prince de Labanoff de Rostof.

[16] La victoire de Lépante, ou des Cursolaires, remportée, le 7 octobre 1571, par la flotte combinée des chrétiens sous les ordres de don Juan.

[17] Avec condition.

[18] Il s'agit ici du libelle composé par Buchanan, vers 1568, sur l'ordre du compte de Murray, et qui fut alors publié pour la première fois (1571), sous le titre de Detectio Mariæ Reginæ Scotorum.—Voyez le Recueil de Jebb, 1, 237.

[19] Avec condition.

[20] Don Francès d'Alava avait succédé, comme ambassadeur du roi d'Espagne en France, à Chamoné, en 1566. Il fut forcé de quitter l'ambassade par suite de divers mécontentemens qu'il avait donnés au roi, auprès duquel il fut remplacé, en décembre 1571, par Aguilon. (Archives de Symancas.)

[21] Cette émeute fut causée par le transport de la croix de Gastines au cimetière St-Innocent. Ce monument avait été érigé, en 1569, durant la guerre civile, en exécution d'un arrêt rendu par le parlement de Paris contre trois marchands huguenots, Nicolas Croquet, Philippe et Richard de Gastines, qui avaient été tous trois condamnés au gibet. Après la pacification, Coligni avait demandé que cette croix fût détruite. On profita de la nuit pour la déplacer; mais le lendemain les catholiques irrités se jetèrent sur les maisons des protestans, qu'ils livrèrent au pillage. Le maréchal de Montmorenci et Claude Marcel, prévôt des marchands, parvinrent à apaiser la sédition, mais non sans effusion de sang.

[22] Traité du 11 février 1543. Du Mont. Corps Diplomatique, t. iv, 2e partie, p. 252.

[23] Mr du Croc avait résidé, comme ambassadeur en Écosse, auprès de Marie Stuart en 1567, et avait fait tous les efforts pour empêcher son mariage avec Bothwel.

[24] Traité du 22 avril 1572. Voyez Du Mont, Corps Diplomatique, t. v, part. 1.

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