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Correspondance diplomatique de Bertrand de Salignac de La Mothe Fénélon, Tome Cinquième

Note 1 — CCLIVe DÉPESCHE

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Valenciennes fut pris, le 24 mai 1572, par La Noue et le Sr de Famars; mais ils ne purent se rendre maîtres du château, dans lequel don Juan de Mendosa s'était jeté. Peu de jours après, les protestans durent abandonner la ville.

[2] Cette nouvelle était fausse. Ciapino Vitelli avait au contraire remporté un avantage signalé sur le Sr de Genlis, qui venait au secours de Mons avec 4,000 piétons, 200 hommes d'armes, 2 compagnies d'arquebusiers à cheval et 500 chevaux. Genlis, surpris près de Quévrain à une lieue et demie de Mons, perdit 1,200 hommes et fut fait prisonnier.

[3] Voir ci-dessus note p. 44.

[4] Voir les lettres du roi en date des 24, 25, 26 et 27 août 1572, adressées à Mr de La Mothe Fénélon, ainsi que l'instruction qui y fut jointe; Supplément à la Correspondance Diplomatique de La Mothe Fénélon, contenant les lettres qui lui étaient écrites de la cour.

[5] Le chancelier L'Hospital qui, depuis quelque temps, ne faisait plus partie du conseil, vivait retiré à sa terre de Vignay. Au moment des massacres, les habitans des environs s'ameutèrent, ravagèrent ses terres et traînèrent à la ville ses fermiers enchaînés. Mais la reine mère, inquiète sur son sort, envoya pour le protéger un détachement de cavalerie qui arriva à temps. La fille de L'Hospital, que le hasard avait conduite à Paris, y courut aussi les plus grands dangers. Elle fut sauvée par Anne d'Este, duchesse de Guise.

[6] Voir la Conjouyssance de Mr le cardinal de Lorrayne, en date du 7 septembre 1572; Supplément à la Correspondance Diplomatique de La Mothe Fénélon.

[7] Voir la lettre de Walsingham à Smith en date du 8 octobre 1572, dans laquelle il annonce que les 800 hommes sortis de Mons avaient été passés au fil de l'épée pour faire plaisir au roi d'Espagne. 209e lettre.

[8] Cette princesse, née le 27 octobre 1572, est morte en 1578, âgée de cinq ans et demi.

[9] La nouvelle du décès de l'empereur Maximilien II était fausse.—Le comte de Mar était mort le 29 octobre 1572 à Stirling, après une indisposition subite survenue à la suite d'une visite qu'il avait faite au comte de Morton à Dalkeith. La nouvelle de sa mort, déjà donnée dans la lettre du 18 septembre, se rapportait probablement à l'accident de Dalkeith.

[10] Par arrêt du parlement de Paris, en date du 27 octobre 1572, Briquemaut et Cavagnes, qui avaient été arrêtés, à la suite de la Saint-Barthélemy, furent déclarés coupables comme complices de l'amiral, et condamnés à être pendus, ce qui fut exécuté le soir même, aux flambeaux. On sait qu'un arrêt de condamnation fut également rendu contre la mémoire de l'amiral.

Charles IX assista avec Catherine de Médicis à l'exécution de Briquemaut et de Cavagnes, qui eut lieu le jour même de la naissance de sa fille. Walsingham, dans sa correspondance, déclare qu'ils étaient accompagnés du roi de Navarre, de Madame, du prince de Condé, des ducs d'Anjou et d'Alençon. Mèzeray ne parle que de Charles IX et de Catherine de Médicis; De Thou ajoute qu'ils exigèrent que le roi de Navarre fût présent à l'exécution.

[11] Ce mémoire n'a pas été transcrit sur les registres de l'ambassadeur.

[12] Cette pièce n'a pas été transcrite sur les registres de l'ambassadeur.

[13] Michel de Castelnau, sieur de Mauvissière, avait déjà été chargé à différentes époques de diverses missions en Angleterre. En 1576, il succéda comme ambassadeur à La Mothe Fénélon. Voir ses Mémoires auxquels Le Laboureur a fait de nombreuses additions. Bruxelles, 1731, 3 vol. in-fo.

[14] V. tom. 1, p. 27 note.

[15] A partir de cette époque, les lettres écrites par le roi et par la reine-mère à Mr de La Mothe Fénélon ont été publiées par Le Laboureur, qui les a jointes aux mémoires de Castelnau. Cette lettre, du 9 décembre 1572, est celle qui commence son recueil.—Mémoires de Castelnau, 3 vol. in-folio. Bruxelles, 1731, t. III, p. 265.

[16] Cette blessure, reçue par le roi à la chasse, était très-légère.

[17] Le navire qui portait le comte de Worcester en France avait été attaqué, et ce n'était qu'à grand' peine que le comte avait pu parvenir à s'échapper.

[18] Ce premier assaut, dans lequel les catholiques perdirent plus de 300 hommes, fut donné le 6 avril 1573. Le jeune Clermont Tallard y reçut une blessure dont il mourut; Caussens fut tué, le 18, dans la tranchée.

[19] Le château d'Édimbourg s'était en effet rendu par capitulation le 29 mai 1573, après trente-quatre jours de siège.

[20] Le roi de Pologne, dans une reconnaissance faite le 14 juin, avec le duc d'Alençon, le roi de Navarre et quelques seigneurs, ayant été aperçu du haut des remparts, un soldat le mit en joue; mais de Vins, son écuyer, gentilhomme provençal, se jeta au-devant du coup, et tomba frappé d'une balle. Le roi reçut dans ses vêtemens les postes dont le fusil était chargé, mais il ne fut pas blessé.

[21] Paix conclue le 24 juin 1573 par la capitulation de la Rochelle, et confirmée par l'édit rendu le 6 juillet suivant.

[22] Harlem, après un siège de sept mois, s'était rendue à discrétion, dans les premiers jours d'août, à Frédéric de Tolède, fils du duc d'Albe.

[23] Voyez ci-dessus note, p. 44.

[24] Cette déclaration, en date du 20 janvier 1574, est jointe aux Mémoires de Castelnau, t. III, p. 377.

[25] Biron, Du Lude, Landereau et Puy-Gaillard ayant été chargés par Catherine de Médicis de surprendre la Rochelle, avaient traité avec Jacques Du Lyon, qui s'était engagé à leur livrer la ville. Le complot ayant été découvert, Du Lyon fut tué dans sa maison de campagne, et un grand nombre de ses complices, entre autres, La Zardonière, Planta, Turgier et Salis, tous capitaines de compagnies des grisons, furent condamnés et mis à mort. Guillaume Gui Le Taillon, qui avait été maire de la Rochelle, eut la tête tranchée. Biron et Puy-Gaillard retirèrent les troupes qu'ils avaient fait approcher. Cette entreprise fut le signal d'une nouvelle guerre civile.

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