Note 180 — XII LE PRINCE & SON CHEVAL
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Comparer un conte très particulier de cette même famille, recueilli dans le «pays saxon» de Transylvanie (Haltrich, no 15): Un jeune berger voit un jour un arbre si beau et si grand qu'il a l'idée d'y grimper. Il arrive dans un pays tout de cuivre; il casse à un arbre une branche de cuivre, puis se baigne les pieds dans une fontaine de cuivre: aussitôt ses pieds deviennent comme de cuivre. Il monte encore plus haut sur l'arbre et arrive dans un pays d'argent; là ses mains deviennent d'argent. Plus haut encore, dans un pays d'or, sa chevelure devient d'or. Il redescend sur la terre et entre comme marmiton chez le cuisinier du roi: il garde toujours ses souliers, ses gants et son chapeau et passe pour teigneux.—On serait infini si l'on voulait comparer, détail par détail, les ressemblances qui existent entre tels et tels contes de cette famille. Ainsi, dans un conte du Tyrol allemand (Zingerle, I, no 28), dont nous parlerons plus bas, le héros doit répondre à toutes les questions: «Qui sait?» comme le héros du conte petit-russien répond: «Je ne sais pas.» (Comparer le conte russe no 4 de la collection Dietrich et le conte hongrois no 8 de la collection Gaal-Stier.)