Note 179 — XII LE PRINCE & SON CHEVAL
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Comparer, pour cet épisode des deux animaux, l'introduction d'un conte portugais du Brésil (Roméro, no 38) et celle d'un conte albanais (G. Meyer, no 5), qui se termine brusquement après la poursuite. Comparer aussi l'introduction, tout à fait du même genre, d'un conte corse intitulé le Petit Teigneux (Ortoli, p. 108), qui présente, sous une forme extrêmement altérée, une partie des thèmes dont se compose notre Prince et son Cheval.—Le service rendu aux animaux se retrouve, tout à fait sous la même forme, dans des contes orientaux. Nous citerons d'abord un conte syriaque de la Mésopotamie (Prym et Socin, no 58), sur lequel nous aurons occasion de revenir dans ces remarques. Là, un jeune prince, qu'un démon a emmené chez lui, dans le monde inférieur, ouvre, pendant l'absence de ce démon, une des chambres du château. Il y trouve un cheval et un lion: devant le cheval, il y a de la viande; devant le lion, du foin. Un autre jeune homme, que le prince a fait sortir d'un cachot où le démon le tenait enchaîné, conseille au prince de donner le foin au cheval et la viande au lion. Le prince le fait, et, par reconnaissance, le cheval ramène les deux jeunes gens à la surface de la terre.—Le même trait figure dans un conte indien d'un autre type, recueilli dans le Pandjab (Indian Antiquary, août 1881, conte no 9): Les gardiens d'une cage renfermant un oiseau dans lequel est la vie d'un djinn, sont un cheval et un chien. Devant le cheval, il y a un tas d'os; devant le chien, une botte d'herbe. Si quelqu'un donne à l'un ce qui est devant l'autre, les deux animaux le laisseront passer, par reconnaissance.—Comparer encore un passage d'un conte arabe d'Egypte (Spitta-Bey, no 11, p. 143), où les deux animaux sont un chevreau et un chien, attachés devant le palais où se trouve une certaine rose merveilleuse.