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Contes de Noël

Note (retour) — IV

Reading edition

Jacques, enseveli dans un fauteuil, derrière un paravent, pleurait comme un enfant, sans savoir au juste pourquoi, en une détente de ses nerfs surmenés. Maggie écoutait de toute sa petite âme ardente, les yeux brillants, les lèvres serrées. Luce s'était endormie, sur les genoux de son grand ami. «Carissima32», pensait celui-ci, «pauvre petite fille douce et frêle, tu perds ta mère une seconde fois, ce soir. Ta «Grande» sera toujours la plus tendre des soeurs, mais rien qu'une soeur, désormais. Elle aime, elle est aimée, heureuse... l'amour comblé rend égoïste, même les meilleurs: il est à soi-même tout son univers. Elle va perdre ces divinations, ce délicat toucher que seule donne la souffrance profonde».

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