Note 1 — JIVOIN PÉRITCH
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Note 1:
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Le projet de confédération balkanique, projet dont l'idée est due, en principe, à la Grande-Bretagne, montre que la position de cette dernière puissance dans les Balkans ne s'est point améliorée depuis le Congrès de Berlin. En 1878, l'Angleterre défendait l'intégrité de l'Empire ottoman, parce qu'elle craignait l'omnipotence de la Russie; elle la craignait pour ses possessions asiatiques, et surtout pour celle des Indes. Aujourd'hui, l'Angleterre a les mêmes craintes, bien que ce ne soit plus la Russie qui les lui inspire. Toujours est-il que l'Angleterre ne cesse pas d'être menacée, par la Péninsule balkanique, dans ses colonies asiatiques, ce qui veut dire, répétons-le, que sa position dans l'Est européen n'est pas avancée depuis le Traité de Berlin. Il y a même plus: cette situation est empirée, puisque, en 1878, l'Angleterre avait l'Allemagne comme alliée contre la politique balkanique russe, tandis qu'aujourd'hui, on ne peut dire avec certitude qu'elle ait, à l'inverse, la Russie comme alliée contre la politique balkanique allemande: on le voit d'après l'effort même de la Grande-Bretagne pour créer une confédération balkanique contre le Drang allemand, ce dont elle n'aurait pas besoin si elle était sûre de la Russie; et certainement les États balkaniques ne peuvent être mis sur le même pied que l'Allemagne au point de vue des garanties qu'ils assurent à l'Angleterre pour la réalisation de sa politique balkanique: la garantie que lui donnait, à cet égard, l'Allemagne, en 1878, était autrement efficace que celle que lui pourraient offrir à présent les États balkaniques.