Note 383 — VI.—LES VOYELLES NASALES
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On ne nasalise pas non plus l’allemand kronprinz. On final est naturellement nasal dans les noms propres anciens, français depuis longtemps, Aaron, Platon, Solon, etc., etc., mais non dans quelques noms savants en -eion, ni dans Poseidôn, ni dans Organon ou Satyricon. On final anglais, qui s’est nasalisé et francisé dans singleton et Robinson, le héros de Daniel de Foë, se nasalise encore sans difficulté dans Bacon, Byron, Casaubon, Dominion, Eton, Fulton, Gibbon, Gordon, Mélanchton, Newton, et au besoin Nelson et Milton; mais la plupart des noms propres en -son et -ton se prononcent sans nasale, avec un o faible: Addison, Ben Johnson, Edison, Emerson, Hudson, Mac-Pherson, Robertson, Stephenson, Tennyson, Thomson, et aussi Bergson; de même Chatterton, Fulton, Hamilton, Palmerston, Preston, Southampton, Washington, Wellington, etc. On nasalise Apchéron, Bagration, Balaton, Fouta-Djallon, Kherson, mais non Lang-Son. Quant à on non final, il se nasalise généralement comme en français: Bombay, Concini, Cronstadt, Dombrowski, Gongora, Klondyke, Lombroso, Missolonghi, Monck, Monmouth, Ontario, Sebastien del Piombo, Pombal, Spontini, Tombouctou, Tonga, Tongouses, Toronto, Wisconsin, etc.; plus rarement dans Schomberg ou Sonderbund, ou dans Heautontimoroumenos; jamais dans om suivi d’une consonne autre que b ou p (malgré le français Domfront et Dommartin).