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Comment on Prononce le Français

Note 361 — VI.—LES VOYELLES NASALES

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C’est aussi le son latin (ince) qu’on entend dans presque tous les noms propres, qui sont pour la plupart méridionaux ou étrangers: Camoëns, Dickens, Flourens, Huyghens, Martens, Perrens, Pougens, Puylaurens, Rabastens, Rubens, Saint-Gaudens, Thorens, Valens, etc. (avec Morcenx ou Navarrenx). Ajoutons que des noms comme Dickens et Huyghens peuvent aussi ne pas se nasaliser, de même que Stevens. Toutefois quelques noms propres français ont réussi à garder le son an tout en faisant sonner l’s: Argens, Dulaurens, J.-P. Laurens, Lens, Sens, et aussi Jord(a)ëns (dance), avec Saint-S(a)ëns. Coblentz se prononçait naguère encore Coblance; aujourd’hui on ne nasalise plus guère ce mot. On voit qu’après en l’s se prononce toujours ou à peu près dans les noms propres. Il y en a pourtant quelques-uns où on a tort de le prononcer; et dans ceux-là, à part Samoëns, qui se prononce Samoin, c’est le son an qui se maintient, comme dans les mots proprement français, gen(s) ou dépen(s). Ce sont d’une part Furen(s), Confolen(s) et Doullen(s), d’où Confolennais et Doullennais prononcés par a, avec Saint-S(a)en(s), localité de la Seine-Inférieure; d’autre part une héroïne et une localité vaudoises, Claren(s) et Mᵐᵉ de Waren(s). Malheureusement notre habitude de prononcer les noms propres par ince, comme les mots latins, fait altérer constamment la prononciation de ces noms, qui est pourtant conforme aux plus pures traditions françaises. Peu de gens en France la respectent ou même la connaissent; et si elle se maintient en Suisse, on prétend qu’à Confolens même la prononciation confolince commence à se répandre: ce serait donc la prononciation méridionale qui monterait vers le nord; mais est-ce bien sûr?

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