Note 898 — LES LIAISONS
Reading edition
Je ne compte pas les ignorants qui s’étudient à «bien parler», et qui entassent les cuirs sur les velours et les pataquès. Le mot pataquès, dont on a vu l’origine plus haut, page 60, désigne naturellement les confusions de liaison: ce n’est poin(t) zà moi et ce n’est pa(s) tà moi. On appellera plutôt cuir, l’addition d’un t: va ten ville, et velours celle d’un s: j’ai zété, parce que le velours est plus doux que le cuir. D’ailleurs le cuir lui-même avait la prétention d’adoucir la prononciation, peut-être comme le cuir adoucit le rasoir. Notons qu’autrefois on za ou j’ai zété ont été admis par les personnes les plus distinguées, sans parler des quatre zéléments, ou il leur za dit; et tout cela n’était pas plus extraordinaire que a-il ou aime-il prononcés ati ou aimeti au XVIᵉ siècle, avant que le t ne fût introduit dans l’écriture, où il avait figuré déjà à une époque beaucoup plus ancienne. Aujourd’hui encore, entre quat’zyeux est admis par beaucoup de gens: nous reviendrons sur cette expression.