Note 130 — OBSERVATIONS SUR LES ROMAINS. (continued 3)
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Nunquam isti populi, nisi cum deerit ad quem desciscant, à nobis non deficient. (Tit. Liv. l. 31.) Il est bien surprenant que les Romains, instruits du changement que la seconde guerre Punique avoit produit dans la manière de penser des Italiens, n’aient pas songé à y remédier; rien n’étoit plus facile après qu’Annibal eut abandonné l’Italie, il ne s’agissoit que d’imaginer en leur faveur quelque titre et quelque distinction particulière. J’ajoute même que rien n’étoit plus important, et on n’en doutera pas après avoir lu l’entreprise qu’Annibal proposoit à Antiochus, et dont les suites pouvoient être si dangereuses. Il faut encore se rappeler ce que j’ai dit au commencement de cet ouvrage, au sujet des désordres que causa dans la république Romaine l’ambition qu’eurent les peuples d’Italie, de se faire donner le titre de citoyens Romains. Tout cela devoit se prévoir, et c’est une faute que de ne l’avoir pas fait.