Note 284 — VII CLOVIS ET L'ÉGLISE
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V. dans Dom Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire de Bretagne, t. I, p. 547, le texte de la charte de Louis-le-Gros, datée de 1123, dans laquelle sont rappelées les libéralités de Clovis; on y lit: «Quoniam vir venerabilis Bricius Namneticæ sedis episcopus præsentiam nostram non absque magno labore itineris humiliter adiit et præcepta antiquorum et venerabilium Francorum regum Karoli, Clodovæi et filii ipsius Clotarii attulit et ostendit, etc. L'authenticité de cette charte, contestée par Travers, Histoire de la ville et du comté de Nantes, I, p. 244 et par M. C. Port, Dictionnaire de Maine-et-Loire, t. II, s. v. Loué, est défendue par M. L. Maître, Étude critique sur la charte du roi Louis VI, Rennes 1887, et par M. A. Luchaire, Louis VI le Gros, Annales de sa vie et de son règne, pp. 153, 323 et suivantes. Au surplus, les défenseurs de l'authenticité ne sont pas d'accord sur la personne de ce Clovis, père de Clotaire, car cette désignation convient aussi bien à Clovis II qu'à Clovis Ier; bien plus, si l'on admet qu'ici Clodovæus équivaut à la forme Hludovicus usitée au onzième siècle, on peut penser à l'une des séries royales Charlemagne, Louis le Débonnaire et Lothaire, ou encore Charles le Simple, Louis d'Outre-Mer, Lothaire. M. Luchaire penche pour une de ces dernières hypothèses, M. Maître, o. c. et M. Orieux (Bulletin de la Société archéologique de Nantes, t. 39, 1898, p. 59), pensent à Clovis Ier. Selon moi, le rédacteur de l'acte, authentique ou non, n'a pu penser qu'à un Clovis, et je suis porté à croire que c'est Clovis Ier.