Note 486 — VI LE BAPTÊME DE CLOVIS
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M. d'Arbois de Jubainville se figure les choses autrement. Selon lui, Clovis était le grand prêtre des Francs, «et les prêtres inférieurs étaient les chefs de famille; ceux-ci, subordonnés à Clovis au point de vue religieux comme à celui de la justice et de la guerre, suivirent en religion l'ordre du maître; ils obéirent avec la même ponctualité que s'il avait été question d'un jugement prononcé par le roi, en matière soit criminelle, soit civile, ou que si à la guerre ils avaient entendu son commandement. Avant de se faire baptiser, Clovis avait eu, en vrai politique, la politesse de leur demander avis. Mais il y a une façon royale de poser les questions qui n'est qu'une manière habile de donner un ordre.» (Étude sur la langue des Francs à l'époque Mérovingienne, Paris, 1900, p. 75.) En réalité, comme on le verra plus loin, les rois mérovingiens se gardaient de violenter leurs guerriers dans leur conscience religieuse, et Clovis n'avait pas le pouvoir de leur imposer sa propre foi.