Note 464 — V LA CONVERSION DE CLOVIS
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L'identification a été faite, pour la première fois, par Paul Emile, historiographe de France, De Rebus gestis Francorum, Paris, 1539, fol. V, verso, et admise sur la foi de cet auteur par la plupart des historiens. Elle repose uniquement sur la supposition que la bataille de Clovis contre les Alamans, dont Grégoire de Tours ne désigne pas le théâtre, est la même que le combat de Tolbiac livré par Sigebert de Cologne aux mêmes ennemis, et dont Grégoire parle à un autre endroit de sa chronique. De preuve, il n'y en a aucune. L'hypothèse a d'ailleurs rencontré, dès le dix-septième siècle, une certaine opposition de la part des savants belges; Vredius, dans son Historiæ Flandriæ christianæ, Bruges, 1650, pp. 1 et 2, veut que la bataille ait eu lieu à Toul, puisque c'est par là que Clovis passa en retournant chez lui; Henschen, dans ses notes sur la vie de saint Vaast (Acta Sanctorum, t. I de février, p. 796 A), propose les environs de Strasbourg pour les mêmes raisons, et aussi parce que le Vita Vedasti place la lutte sur les bords du Rhin. Mais ni l'un ni l'autre de ces savants n'a invoqué, contre Tolbiac, le vrai argument, qui est l'absence de toute preuve et le caractère purement hypothétique de la version reçue. Toutefois, Tolbiac n'a cessé de garder quelques partisans, notamment A. Ruppersberg, Ueber Ort und Zeit von Chlodwigs Alamannenslacht, (Bonner Jahrbücher 101, année 1897), qui, d'ailleurs, ne connaît que les travaux allemands.