Note 282 — III MÉROVÉE
Reading edition
Cette explication du langage de Grégoire de Tours, que j'ai développée plus longuement dans l'Histoire poétique des Mérovingiens, pp. 151-153, a été contestée. Il n'en a été que plus agréable pour moi de la trouver confirmée de tout point, depuis bientôt deux siècles, dans le célèbre mémoire par lequel Fréret a renouvelé, en 1714, l'étude des origines franques: «Le récit que fait Frédégaire de la fabuleuse tradition qui donnait pour père à Mérovée une divinité marine qui était devenue amoureuse de la femme de Clodion en la voyant se baigner toute nue dans la mer, ce récit, dis-je, peut servir à expliquer Grégoire de Tours, qui se sera contenté d'indiquer les doutes que plusieurs personnes formaient sur la légitimité de Mérovée, et qui n'aura pas voulu s'engager dans un détail trop puéril, mais encore peu convenable à la pureté de son caractère épiscopal, etc.» (Fréret, Œuvres complètes, t. VI, p. 115.)