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Chroniques de J. Froissart, tome 08.1/13

Note 28 — SOMMAIRE.

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Gironde, arr. la Réole. L’anecdote racontée ici par Froissart est très jolie, mais certaines circonstances du récit du chroniqueur sont certainement inexactes. Outre que Saint-Macaire se trouve à une assez grande distance de Montpont, la première de ces deux localités était encore au pouvoir des Anglais en 1371. Du reste, le manuscrit d’Amiens donne une version différente de celle qui est résumée plus haut; ce manuscrit ne fait aucune mention de Jean de Malestroit et fait partir Silvestre Budes, non de Saint-Macaire, mais de Sainte-Bazeille (Lot-et-Garonne, arr. de Marmande). Sainte-Bazeille, dont le seigneur, Berard d’Albret, s’était rallié au roi de France pendant la première moitié de 1370 (voyez notre t. VII, sommaire, p. XCIX, note 293note 293), avait pu recevoir une garnison bretonne et, en outre, cette petite place est à moindre distance de Montpont que Saint-Macaire. Par conséquent, la version du manuscrit d’Amiens est moins invraisemblable, sinon plus vraie, que celle des manuscrits de la première rédaction. A la fin de 1371, un chevalier du Périgord, nommé Pierre «de Montibus», seigneur de Saint-Jean-de-Côle (Dordogne, arr. Nontron, c. Thiviers), avait traduit devant le Parlement de Paris Silvestre Budes, écuyer, qui s’était emparé de sa forteresse de Saint-Jean-de-Côle et qui continuait de l’occuper (Arch. Nat., sect. jud., X2a 8, fo 262). En présence des deux versions de Froissart, on peut se demander si Silvestre Budes, pris à l’improviste par l’arrivée des Anglais devant Montpont, n’occupait pas alors Saint-Jean-de-Côle.

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