Note 247 — SOMMAIRE.
Reading edition
Au moment où le traité de capitulation fut conclu, c’est-à-dire le mercredi 6 juillet 1373, Du Guesclin ne se tenait point près de Nantes; il était présent devant Brest, comme l’attestent les deux premières lignes de ce traité que nous transcrivons littéralement: «Saichent touz que nous Jehan, seigneur de Neuville, Robert Kenole, sire de Derval, et Thomas de Melleborne, à present tenanz la ville et chastel de Brest, avons octroié, promis et accordé à nobles et puissanz seigneurs le duc de Bourbon, le connestable de France et au viconte de Rohan, estanz à presant davant le dit fort» (Voy. le texte de ce traité, p. CLX à CLXIII). Clisson, au contraire, devait être alors, non devant Brest, mais à la Roche-sur-Yon. En vertu du premier et principal article du traité de capitulation du 6 juillet 1373, Jean, seigneur de Nevill, Robert Knolles et Thomas de Melbourne prenaient l’engagement de rendre un mois plus tard, c’est-à-dire le 6 août suivant, les ville et château de Brest ès mains du vicomte de Rohan, «en cas que le duc ne vendra le derrain jour du dit mois de paiz ou si fort que il puisse tenir les champs en place égal davant la dicte ville de Brest.» Semblable engagement fut pris pour la duchesse de Bretagne enfermée dans Auray, avec cette réserve toutefois qu’il serait accordé huit jours à la dite duchesse pour accorder ou refuser sa ratification, en ce qui concernait la dite forteresse d’Auray.