Note 251 — SOMMAIRE.
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Il s’agit ici du matériel naval rassemblé en vue de cette descente dans le pays de Galles d’Owen de Galles pour laquelle Charles V avait fait tant de sacrifices et qui avorta si misérablement à la fin de décembre 1369 (Gr. Chron., VI, 320 à 322). Philippe d’Alençon, archevêque de Rouen, avait prêté 2000 francs pour cette expédition, et, le 16 janvier 1370 (n. st.), le roi donna l’ordre de lui rembourser les trois quarts de cette somme (Mandements de Charles V, p. 317). Pour recruter les équipages de cette flotte improvisée, on fit flèche de tout bois, et en novembre 1369 un malfaiteur eut sa grâce, «parmi ce toutes voies qu’il promettroit que avecques la première armée des gens d’armes que nous ferons passer en Engleterre il iroit souffisamment appareilliez.» Arch. Nat., JJ 100, no 307.—Telle fut la popularité, «la grant mencion de l’armée qui se fist en la mer par Yvain de Galles», qu’il y eut jusqu’à un orfèvre de Paris, Andriet le Maître, «qui fist chevance de deux chevaux, quant Yvain de Galles se mist en la mer, et s’en ala avec icelui Yvain.» JJ 100, no 633; JJ 102, no 131.—Dans un acte, daté de Paris le 10 mai 1372, où il se reconnaît redevable envers Charles V d’une somme de 300 000 francs d’or, Owen de Galles accuse les rois d’Angleterre, «meus de convoitise damnée», d’avoir occis ou fait occire quelques-uns de ses prédécesseurs, rois de Galles (Arch. Nat., JJ N, fo 55, no 27).