Note 155 — SOMMAIRE.
Reading edition
Vers le 17 août 1368, quatre ou cinq cents compagnons anglais, sous les ordres de Jean Cressewell et de Folcquin l’Alemant, s’étant détachés de la bande qui avait surpris Vire, pénétrèrent dans le Maine et réussirent à se rendre maîtres de Château-Gontier (Grandes Chroniques, VI, 254). L’évacuation ou, comme on disait alors, le videment de cette place forte ne fut obtenu, comme celui de Vire, qu’à beaux deniers comptants. Un subside spécial fut levé sur les deux diocèses du Mans et d’Angers pour parfaire la somme destinée au rachat de Château-Gontier. Guillaume Bequet, receveur général au diocèse du Mans, fut même obligé, le versement s’étant trouvé insuffisant, de laisser ses chevaux en compte aux routiers (Arch. Nat., JJ 100, no 84). C’est alors sans doute que le Lion-d’Angers (Maine-et-Loire, arr. Segré) fut occupé par deux chefs de bande, «Hochequin Roussel et Jehan Chache, capitaines de deux routes demourans ou dit fort de Leon en Anjou» JJ 100, no 155.—Nous voyons par un autre mandement, daté de la Suze-sur-Sarthe le 8 septembre, qu’Amauri, sire de Craon, donna la chasse à d’autres bandes qui, après leur départ de Château-Gontier, avaient pénétré en Bretagne, et les poursuivit jusqu’à Saint-Sauveur-le-Vicomte. Dom Morice, Preuves de l’hist. de Bretagne, I, 1632 à 1634.