Note 111 — SOMMAIRE.
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Cet appel fut fait en mai et juin 1368 et coïncida à peu près avec le mariage d’Arnaud Amanieu, sire d’Albret, neveu du comte d’Armagnac, avec Marguerite de Bourbon, l’une des sœurs cadettes de la reine de France, dont le contrat fut passé le 4 mai de cette année (Arch. Nat., JJ99, no 345). Avant de consentir à recevoir l’appel des seigneurs gascons et surtout de rendre publique cette résolution, Charles V conclut, le 30 juin, avec le comte d’Armagnac et ses adhérents une convention secrète par laquelle le roi de France et les barons de Gascogne contractaient une alliance indissoluble en cas de guerre avec l’Angleterre, à la seule condition que le roi respecterait les priviléges des barons et ne lèverait pendant dix ans aucun fouage extraordinaire sur leurs domaines sans leur consentement (Bibl. de l’École des Chartes, XII, 103; Rouquette, Le Rouergue sous les Anglais, p. 111). Le lendemain 1er juillet, le roi, voulant récompenser le comte d’Armagnac, chef de cette ligue contre les Anglais, lui donna les comtés de Bigorre et de Gaure, Montréal, Mezin, Francescas, Astaffort, Lavardac, Fauguerolles, Cauderon, Cordes, Castets, Mas-d’Agenais, Lias, Montagnac, Monguilhem, la moitié de la vicomté de Juilhac, les hommages de Casaubon, de Poudenas, de Fourcès, de Villeneuve, les appellations et premiers ressorts de Lectoure (Ordonn., VI, 104). Toutes ces seigneuries étaient encore soumises à la domination anglaise.