Note 77 — SOMMAIRE.
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En 1361, on découvrit que les Compagnies avaient des intelligences en Bourgogne; quatre capitaines de forteresses du duché furent révoqués, et le sire d’Estrabonne arrêté à Chalon (Archiv. dép. de la Côte-d’Or, fonds de la Chambre des Comptes du duché de Bourgogne, compte de Dimanche Vitel pour 1361; Finot, Recherches sur les Compagnies en Bourgogne, p. 16). Si l’on songe que Charles le Mauvais, roi de Navarre, éleva des prétentions sur le duché de Bourgogne après la mort de Philippe de Rouvre survenue le 21 novembre 1361, on ne doutera pas que les menées de ce prince perfide n’aient contribué particulièrement à attirer sur cette province le fléau des Compagnies, dont le nombre et l’audace redoublèrent lorsque le gendre du roi Jean, sans oser rompre ouvertement avec son beau-père, essaya de lui disputer sous main la succession du duché. On verra, dans une des notes suivantes, que quelques-uns des aventuriers qui infestèrent alors la Bourgogne, étaient d’origine navarraise. Les prétentions de Jean de Bourgogne, dernier descendant mâle de Jean de Chalon l’Antique, sur le comté de Bourgogne, dont Marguerite de France, grand’tante de Philippe de Rouvre et grand’mère de sa veuve, avait été reconnue héritière, en faisant éclater la guerre entre Jean et Marguerite, ces prétentions, dis-je, furent aussi l’une des causes qui mirent, dans le courant de 1362, le comté aussi bien que le duché de Bourgogne à la merci des Compagnies. Finot, Ibid., p. 70, 71.