Note 12 — SOMMAIRE.
Reading edition
Le texte de cette confirmation, tel que le donne Froissart, se rapproche beaucoup pour le fond, sans être identique pour la forme, de la charte dite des renonciations, publiée par Rymer (III, 524 et 525). Seulement, comme l’a bien vu Dacier avec sa sagacité et sa conscience ordinaires (p. 528, note 1), si Froissart ne s’est pas trompé sur la date de mois et de jour (25 mai), il s’est certainement trompé sur la date de lieu (Brétigny-lez-Chartres). Édouard III, en effet, était de retour en Angleterre et débarqua au port de Rye le lundi 18 mai (Rymer, III, 494). D’un autre côté, Jean avait donné pleins pouvoirs à son fils Charles pour traiter avec son adversaire, par acte daté du 1er avril 1360 (Martène, Thes. Anecdot., I, 1422 et 1423); et la ratification provisoire par les deux rois du traité de paix conclu à Brétigny eut lieu à la Tour de Londres le 14 juin suivant (Bibl. Nat., De Camps, portef. 46, fº 432). Antérieurement à cette date, il y a lieu de croire que tout se passa, au moins officiellement, d’abord entre les plénipotentiaires des fils aînés rassemblés pour cela à Brétigny, ensuite entre les fils aînés eux-mêmes de Jean et d’Édouard. Du reste, on trouve tout au long dans les Grandes Chroniques (VI, 175 à 200) la confirmation par le prince de Galles du traité conclu entre ses plénipotentiaires et ceux de Charles, duc de Normandie; or, cette confirmation est datée, non de Brétigny, mais de Louviers en Normandie, le 16 mai 1360 (Ibid., p. 199). Quoi qu’il en soit, la charte, dite des renonciations, publiée par Rymer, est datée de Calais le 24 octobre 1360.