Note 99 — SOMMAIRE.
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«Par un raffinement de perfidie, dit M. Perrens (Étienne Marcel, 1860, p. 299), on affectait de nommer ces mercenaires Anglais.»—Et plus loin (p. 300): «L’idée vint aux ennemis du prévôt d’appeler Anglais des hommes d’armes qui ne l’étaient pas.» Cette assertion est démentie, non-seulement par les chroniques contemporaines, mais encore ce qui est plus grave, par plusieurs actes du temps. Il est certain que des gens d’armes, Anglais de nation, comme leurs noms l’attestent, tenaient garnison à Creil et à Saint-Cloud dès le mois de juillet 1358. Par acte donné à Paris le 1er septembre 1358, Charles régent accorda des lettres de rémission à Jean de Lens, chirurgien clerc, qui, ayant tué à Saint-Denis un soudoyer navarrais nommé Jacquemin Vincent, aurait été mis à mort si un écuyer anglais de la garnison de Saint-Cloud, nommé Charues Sefelc, que Jean de Lens avait en cure, n’avait demandé au roi de Navarre le dit chirurgien pour en faire sa volonté, et ne l’avait emmené avec lui à Saint-Cloud, «et là trouva nostre amé et feal chevalier et mareschal Rigaut de Fontaines, qui prison estoit d’un des Anglois qui au dit lieu estoient en garnison, et lequel encharga secretement au dit cirurgien à venir par devers nous pour nous venir dire certaines nouvelles du couvine de noz ennemiz, lequel y vint et nous trouva à Meaulz, où nous estions....» JJ86, no 389.—Vers le 13 juillet 1358, Guillaume Chipay, Henry Houst et Jean Travers, tous Anglais de la garnison de Creil, occupèrent Poissy et prirent d’assaut la forteresse d’Argenteuil. JJ90, no 351.