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Chroniques de J. Froissart, tome 05/13

Note 77 — SOMMAIRE.

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Quoi qu’en dise Froissart, qui reproduit ici littéralement le texte de Jean le Bel, l’homme qui gouvernait alors la France n’était pas Marcel, mais bien Robert le Coq, évêque de Laon, l’âme damnée de Charles le Mauvais, dont ce prélat avait fait réclamer la délivrance par les États généraux, dès leur première session, en octobre 1356. Exilé dans son évêché par le dauphin qu’il trahissait, vers le 15 août 1357 (Gr. Chron., t. VI, p. 60), l’évêque de Laon était parvenu à rentrer en grâce dans les premiers jours d’octobre, et il fit réunir de nouveau à Paris les États le mardi 7 novembre (Ibid., p. 61 et 62). Le lendemain, le roi de Navarre était arraché par surprise de sa prison d’Arleux; et bientôt l’on forçait le dauphin à délivrer à l’ennemi mortel de son père et du royaume un sauf-conduit pour venir à Paris. L’âme de toute cette intrigue avait été Robert le Coq, qui avait pris pour instruments Jean de Picquigny et Étienne Marcel. Les Grandes Chroniques de France, écrites pour cette époque sous l’inspiration de Charles V, le disent expressément: «Et lors au conseil du dit monseigneur le duc estoit principal et souverain maistre le dit evesque de Laon, qui les choses dessus dites avoit toutes preparées et faites...» Cf. Ibid., p. 66. Vers la Chandeleur (2 février) 1358, Robert le Coq avait essayé de profiter de sa haute position dans les conseils du dauphin, au moment même où il trahissait le plus ce jeune prince au profit du roi de Navarre, pour obtenir le chapeau de cardinal; et le duc de Normandie avait député à Avignon un clerc nommé Jean d’Aubeviller, dit Toussaint, né à Montdidier, compatriote et l’un des serviteurs de l’évêque de Laon, pour négocier cette affaire auprès de la cour pontificale. JJ90, no 17.

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