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Chroniques de J. Froissart, tome 05/13

Note 61 — SOMMAIRE.

Reading edition

Cf. Jean le Bel, Chroniques, t. II, p. 215 et 216. Froissart reproduit ici à peu près littéralement le texte du chanoine de Liége. Le roi de Navarre, détenu au château d’Arleux, recouvra la liberté le mercredi 8 novembre 1357, grâce aux menées de Robert le Coq, qui avait fait demander à plusieurs reprises sa délivrance par les États, et à la complicité de Jean de Picquigny, gouverneur d’Artois, qui l’arracha par surprise de sa prison. La mise en liberté de Charles le Mauvais est certainement la faute la plus grave, nous dirions presque le plus grand crime qu’on puisse reprocher à Robert le Coq et à Étienne Marcel; car c’est le roi de Navarre qui, à peine délivré, fit occuper entre le 13 et le 25 décembre 1357, les environs de Paris par les compagnies anglo-navarraises cantonnées jusque-là sur les confins de la Bretagne et de la Normandie (Gr. Chron., t. VI, p. 71 à 73). Ces brigands étaient si bien aux ordres du roi de Navarre qu’on s’adressait à ce dernier plutôt qu’au dauphin pour obtenir des sauf-conduits, quand on voulait voyager de Paris à un point quelconque du royaume. Nous avons un de ces sauf-conduits accordé à deux chevaliers et daté de Paris le 12 mars 1358 (n. st.). Ibid., p. 96 et 97.

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