Note 122 — SOMMAIRE.
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Le complot de Laon, ourdi sans doute à l’instigation de Robert le Coq, alors réfugié auprès du roi de Navarre, dut coincider avec la tentative de Jean de Picquigny contre Amiens, car une des pièces qui se rapporte à ce complot est datée du mois d’octobre 1358 (JJ86, no 446). Les chefs du complot étaient Colard dit Boine, autrement de Coulgis (hameau de Marchais, Aisne, arr. Château-Thierry, c. Condé-en-Brie), clerc marié, qui avait été l’un des commissaires généraux élus par les États en 1357 (JJ86, no 446), Robert de Lusaut (JJ86, no 559), Guillaume, dit Mauvinet, clerc tonsuré (JJ90, no 212), un chanoine de Laon nommé Oudart du Lointel (JJ90, no 475). Ils furent exécutés, et la tête de Colard de Coulgis était encore suspendue au bout d’une lance au-dessus d’une des portes de Laon en février 1359 (JJ90, no 14). Toutefois, le régent accorda des lettres de rémission à Gobert de Coulgis, bachelier ès lois, fils de Colard (JJ90, no 35) et à maître Raoul d’Ailly, familier de Robert le Coq qui l’avait fait nommer conseiller du roi et maître en la Chambre des Comptes à Paris, lequel Raoul avait été mis en prison par le sire de Coucy au château de Saint-Gobain (JJ86, no 514).