Note 73 — SOMMAIRE
Reading edition
Cette assertion de Froissart est erronée. La trêve de Malestroit fut toujours fort mal observée, comme l’atteste, entre beaucoup d’autres témoignages, la pièce suivante dont on nous saura gré peut-être de donner l’analyse, ne fût-ce qu’à cause de la rareté des actes relatifs à cette période de la vie de Charles de Blois. Par acte donné «en noz tentes devant Guérande» le 18 août 1344, Charles, duc de Bretagne, vicomte de Limoges, sire de Guise et de Mayenne, charge son sénéchal de Dinan, Olivier de Morzelle, de faire une enquête sur une demande d’un marché fixé au dimanche présentée par son amé Alain de Rochefort en faveur de la ville de Ploer (auj. Plouer, Côtes-du-Nord, ar. et c. Dinan). Une réponse favorable à la demande d’Alain de Rochefort, délibérée aux plaids de Dinan, tenus le jeudi après la Saint-Lucas 1344, en présence de Geffroy Lebart, de Robin Braon, de Pierre Leroy, receveur de Dinan, de Trehan Ploret, de Lucas Lebouteiller, de Jean Terbuille, de Jean Leroy, après bans faits par le sergent Olivier Lemée, une réponse favorable, dis-je, est transmise à Charles qui accorde à Alain de Rochefort, en dédommagement de «dommages qu’il sueffre de jour en jour à cause de noz guerres» le marché demandé, par lettres scellées du sceau de sa chancellerie de Guingamp le 25 novembre 1344 et confirmées par le roi de France en février 1346 (n. st.) Arch. nat., sect. hist., JJ68, p. 161, fº 87.