Note 233 — SOMMAIRE
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Aujourd’hui château de la Bastide-de-Sérou, Ariége, ar. Foix. Le prince de Galles s’en alla par un autre chemin qu’il n’était venu; il opéra sa retraite par les montagnes des diocèses de Carcassonne, de Pamiers et de Rieux, soit, comme il l’affirme, qu’il poursuivît les Français qui reculaient devant lui dans cette direction, soit qu’il craignît de ne plus trouver dans le pays qu’il avait ravagé en venant de Toulouse à Carcassonne de quoi nourrir son armée. Quoi qu’il en soit, il repassa la Garonne à Carbonne (Haute-Garonne, ar. Muret); il campa une nuit sur la rive droite de la Save qui le séparait du comte d’Armagnac, du connétable de France et du maréchal de Clermont dont on apercevait les feux de l’autre côté de la rivière à Lombez et à Sauveterre (Gers, ar. et c. Lombez). Il poursuivit l’ennemi jusqu’à Gimont (Gers, ar. Auch) où l’armée française se débanda, tandis que ses chefs s’enfermaient dans cette place forte. Gimont ou Francheville, situé «in inimicorum fronteria», avait été pourvu d’une enceinte avant janvier 1351, date d’une charte où Jean concède l’encan aux habitants (JJ80, p. 155). Sur la route de Gimont à Bordeaux, le prince de Galles réduisit six villes fermées, le Port-Sainte-Marie, Clairac (Lot-et-Garonne, ar. Marmande, c. Tonneins), Tonneins (Lot-et-Garonne, arr. Marmande), Bourg Saint-Pierre, Castelsagrat (Tarn-et Garonne, ar. Moissac, c. Valence-d’Agen), Brassac (Tarn-et-Garonne, ar. Moissac, c. Bourg-de-Visa) et dix-sept châteaux. Le bâtard de l’Isle, capitaine de Castelsagrat, fut tué à l’assaut de cette forteresse par Jean Chandos, James d’Audley et Renaud de Cobham. Cette chevauchée avait duré deux mois, en octobre et novembre 1355.