Note 167 — SOMMAIRE
Reading edition
Sismondi (t. X, p. 398), M. Henri Martin (édit. de 1839, t. V, p. 457) et tous les historiens placent l’affaire d’Ardres en 1352; c’est une erreur qu’ils ont empruntée à Froissart (v. p. 115 de ce volume). Un érudit distingué, M. René de Belleval, s’écarte un peu moins de la vérité en disant que ce combat suivit immédiatement la reddition de Saint-Jean-d’Angély (La grande guerre, Paris, Durand, 1862, in-8, p. 48, note 1). Le sire de Beaujeu était certainement mort avant le 30 juin 1351, puisqu’à cette date l’official de Lyon et le juge ordinaire de Beaujeu font citer les témoins qui ont souscrit le testament d’Édouard, sire de Beaujeu, ainsi que les principaux parents et amis du défunt, à comparaître, le lundi après l’octave de Saint-Pierre et Saint-Paul, à Villefranche, pour assister à la publication et à l’ouverture du testament dudit Édouard (Arch. nat., orig. lat. sur parchemin jadis scellé, sect. adm., P1362^2, cote 1498. V. Huillard-Bréholles, Titres de la maison de Bourbon, t. I, p. 449). Édouard, sire de Beaujeu, est mentionné comme décédé dans un acte du 8 juillet 1351: «dilectum et fidelem nostrum Eduardum, dominum de Bellojoco, tunc viventem.» (JJ80, p. 504). Le combat d’Ardres dut même se livrer avant le 20 juin 1351, car Robert de Herle fut nommé à cette date Capitaine du château de Calais en remplacement de Jean de Beauchamp, fait prisonnier dans cette rencontre (Rymer, vol. III, p. 222).