← Table of contents
Chateaubriand

Note (retour) — QUATRIÈME CONFÉRENCE

Reading edition

Il ne veut pas que ceux qui liront un jour les Mémoires s'y puissent tromper. (Toute sa vie, dans plusieurs de ses écrits et dans sa correspondance, il affectera de s'identifier avec le héros de la nouvelle de René et du roman des Natchez. Il dit dans René: «Livré de bonne heure à des mains étrangères, je fus élevé loin du toit paternel.» «Chaque automne, je revenais au château paternel, situé au milieu des forêts, près d'un lac, dans une province reculée.» Et c'est Combourg, sauf le «lac» mis au lieu de l'étang. «Timide et contraint devant mon père, je ne trouvais l'aise et le contentement qu'auprès de ma sœur Amélie. Une douce conformité d'humeur et de goûts m'unissait étroitement à cette sœur; elle était un peu plus âgée que moi.» Comme dans les Mémoires. Le bruit des feuilles séchées sous les pas se retrouve dans les deux récits; «l'étang désert où le jonc flétri murmurait» (René) rappelle «les roseaux qui agitaient leurs champs de quenouilles et de glaives» (Mémoires). Les promenades du frère et de la sœur sont les mêmes ici et là. Il est sensible que, ici et là, c'est la même histoire qu'il raconte, avec les mêmes souvenirs2.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings