Note 25 — XI Vie errante de la Bergère. Le Cardinal Perraud, successeur de Talleyrand, la dépouille.
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Mélanie habitait à Altamura une petite maison « hors les murs ». Elle y était seule depuis peu de temps ; et, seul de son diocèse, Mgr Cecchini savait qu’elle était la sainte dont on lui avait confié la garde. Tous les matins elle se rendait à la cathédrale, assistait au Saint-Sacrifice, communiait et allait ensuite à l’évêché prendre un peu de café sans pain, puis se retirait dans sa solitude. C’était toute sa nourriture pour la journée. Vers midi, Monseigneur, qui n’avait pas eu encore l’occasion de surprendre ce don de vivre presque sans nourriture, lui faisait porter, par un familier de l’évêché, son repas qu’elle donnait aux pauvres. Le 15 décembre, ne la voyant pas à la cathédrale, il prit de l’inquiétude et envoya chez elle. Les volets étant fermés et aucune réponse n’ayant été faite, il se décida à faire prévenir les autorités civiles. La porte fut ouverte et on trouva la pieuse fille morte, par terre. Elle était entièrement vêtue, ses vêtements modestement disposés ; ses bras en croix formaient comme un appui pour son front. On n’eut qu’à la mettre religieusement dans le cercueil…
Six mois après la mort de Mélanie, Mgr Cecchini fit ouvrir son tombeau et trouva son saint corps intact.