Note 74 — L’APPARITION DE LA TRÈS SAINTE VIERGE SUR LA MONTAGNE DE LA SALETTE LE 19 SEPTEMBRE 1846
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Maximin n’avait qu’onze ans et portait au moins trois ans au-dessus de son âge. Il n’avait jamais été en service et n’avait été demandé à son père, charron à Corps, que pour remplacer, pendant huit jours, un berger malade. Le père s’y était refusé d’abord, disant que « Mémin », étourdi comme il était, laisserait tomber les vaches dans les précipices ; il n’avait cédé que sur la promesse qu’il y aurait toujours quelqu’un pour le surveiller. « Mémin » était aussi candide que vif, indiscret et espiègle : « Garde-moi, je serai bien sage », quelle simplicité ! Mais c’était la turbulence et le mouvement perpétuel ; et quoique très-intelligent, il était si inattentif, qu’en trois ans son père avait eu de la peine à lui apprendre le « Notre Père » et « Je vous salue Marie » ; il l’appelait « l’innocent ».
Mélanie ne savait ni ne comprenait le français. Maximin ne le parlait pas, mais il en comprenait quelques mots.