Note (retour) — Front matter (continued 3)
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Elle avait eu double négociation à conduire, avec ce gendre qui se montrait intraitable, avec son fils, dont les instructions changeaient d'une lettre à l'autre. En janvier 1587, il écrivait à sa mère qu'il était résolu à la guerre, si le roi de Navarre refusait «de se réduire à la religion catholicque et y ranger ceulx de son oppinion»1330. Mais le même mois, il prévoyait une trêve d'un ou deux ans pour permettre la réunion d'une assemblée des États ou des principaux du royaume, qui aviseraient «au salut d'iceluy». Il faudrait pourtant que le roi de Navarre l'aidât «au faict de la religion». S'il se convertissait, il lui conserverait le rang «qui luy appartient en ce royaume» et ne souffrirait «qu'il luy en soit faict aucun tort». En outre, il lui donnerait une pension «telle que l'on a accoustumé de donner à un filz de France, qui est de cent mil livres tournois par an; mais il luy fault oster l'espérance d'avoir un appanage»; car c'est chose qu'il n'accorderait jamais. Toute cette affaire doit être conduite très secrètement pour ne pas encourager la désobéissance des huguenots ou provoquer l'inquiétude des catholiques1331.