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Il se sépara du duc d'Epernon, que la Reine-mère n'aimait pas et que les Guise et le peuple de Paris haïssaient à mort, et l'envoya dans son gouvernement d'Angoumois. Il ne tint pas aux ligueurs d'Angoulême que Catherine ne fût complètement vengée de l'hostilité du favori1385. D'Épernon ayant introduit des soldats dans la ville contre l'ordre exprès du Roi--un ordre dont il semble bien qu'il n'ait pas eu connaissance--le maire dépêcha son beau-frère à la Cour pour dénoncer sa désobéissance. Villeroy, confident de la Reine-mère et qui avait eu à se ressentir de la hauteur du Duc, présenta le messager à Henri III et celui-ci le fit repartir avec l'ordre d'arrêter le gouverneur, mais toutefois «sans faire de mal à personne». Les gens d'Angoulême n'oublièrent que les moyens de douceur.