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Catherine de Médicis (1519-1589)

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A la première entrevue, ainsi que Catherine tenait son vieil ami le Cardinal «embrassé», il «pleura et soupira fort, raconte-t-elle, monstrant avoir regrect de se voir embarqué en ces choses cy.... et sur les remonstrances que je luy fis, il me confessa franchement avoir fait une grande folie, me disant qu'il en falloit faire une en sa vie, et que c'estoit là la sienne, mais qu'il y avoit esté poussé par le zèle qu'il a à nostre religion». Elle le fit parler--car elle le savait bavard--pour tâcher de découvrir «ses intentions», mais elle n'en tira que des déclarations de bonne volonté. Au jugement du bonhomme, l'unité de foi était facile à rétablir pourvu qu'on se hâtât. N'importe quel souverain trouverait bon que le Roi ne voulût qu'une religion en son royaume. Il se faisait fort «que tous les princes catolicques de la Chrestienté, voire la royne d'Angleterre», feraient «ligue... défensive» avec Henri III, «à l'encontre de princes»--il voulait dire le roi de Navarre et le prince de Condé--qui se soulèveraient contre lui1278. On peut juger par là de son intelligence.

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