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Catherine de Médicis (1519-1589)

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Pendant les deux jours qui suivirent, Catherine chercha un moyen d'accord. Le mardi 10, elle eut une conférence avec le Duc et remit en avant la restitution des villes de Picardie. Guise aurait répondu, d'après l'anonyme ligueur, que ce n'étaient pas ses affaires et qu'il fallait penser à guérir tout le corps de l'État. Avec le Roi, les propos prirent un tour plaisant. Le Duc demanda la permission d'appeler à Paris l'archevêque de Lyon, Pierre D'Épinac, «l'intellect agent de la Ligue». Le Roi dit qu'il serait le très bien venu. Le Duc ajouta comme «en se jouant qu'il s'estoit toujours asseuré que sa Majesté ne le trouveroit mauvais puisque soubs main il leur auroit voulu oster et l'auroit fait pratiquer». Le Roi aurait dit aussi, pensant peut-être à son favori, le duc d'Épernon, dont les ligueurs exigeaient impérieusement le renvoi: «Qui aimoit le maistre, il aimoit son chien». Et l'autre de répliquer, mais est-ce croyable? «que cela estoit vray pourveu qu'il ne mordist et que le maistre, le chien et le valet doibvent estre discretz»1372.

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