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Catherine de Médicis (1519-1589)

Note (retour) — Front matter (continued 3)

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Elle l'employa d'abord à ramener Guise à Épernay. Elle s'y morfondait, accablée de misères physiques: accès de goutte, crise de toux avec douleur au côté, mal à l'oreille, mal au pied, mal au cœur, pouvant à peine se tenir debout et ne se levant que le temps de refaire son lit, et cependant plus malheureuse encore de n'avoir personne avec qui négocier. Les chefs ligueurs, sachant son état, espéraient qu'elle perdrait courage et rentrerait à Paris. Le cardinal de Bourbon s'attardait à faire une «nonnaine» (neuvaine) à Notre-Dame de Liesse. Mayenne protestait que si le Roi l'assurait «de sa bonne grase» et lui commandait d'«aler lui faire cervice en Flandre»1276, c'est-à-dire contre les Espagnols, il partirait immédiatement; mais, en attendant, il n'arrivait pas. Impatientée de leur mauvais vouloir, elle écrivit à son fils qu'elle allait «fayre parler au roy de Navarre» «et voy bien, disait-elle, qu'à la fin nous en tomberon là»1277. C'est peut-être la peur de ce rapprochement qui, coïncidant avec quelques échecs du parti à Marseille et à Bordeaux, décida les Guise et Bourbon à se hâter. Ils arrivèrent le 29 avril et consentirent une trêve d'armes de quinze jours.

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