Note (retour) — Front matter (continued 3)
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Le ligueur anonyme, qui a laissé de ces mémorables événements un récit, à ce qu'il semble, bien informé, raconte que la naine de Catherine, regardant d'aventure par la fenêtre, s'écria que le duc de Guise était à la porte, et que la Reine-mère, croyant à une plaisanterie, dit «qu'il falloit bailler le fouet à ceste nayne qui mentoit». Mais «à l'instant, elle cogneust que la nayne disoit vray». Il ajoute, sans souci de la contradiction, qu'elle «fut tellement esmeue d'ayse et de contentement qu'on la vit (singuliers signes de contentement!) trembler, frissonner et changer de couleur»1369. L'ambassadeur vénitien écrit, le jour même, qu'elle «resta toute sens dessus dessous»1370, et ce n'était pas de joie. Au fait, Catherine ne cacha pas à Guise qu'elle eût mieux aimé le voir en une autre saison. Mais il lui importait avant tout d'empêcher entre son fils et le chef de la Ligue une rupture irréparable, et peut-être craignait-elle pis encore.