Note (retour) — Front matter (continued 3)
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C'était le moment où la grande «Armada» de Philippe II s'apprêtait à faire voile vers la Manche pour aller prendre en Flandre et débarquer en Angleterre l'armée du duc de Parme. Les chefs de la Ligue, associés à ce haut dessein catholique contre Élisabeth et le protestantisme européen, voulaient garder les ports de Picardie qu'ils occupaient et même ils tentèrent de s'emparer de Boulogne pour y recevoir au besoin la flotte espagnole. Bellièvre et La Guiche ne purent obtenir de Guise qu'il engageât le duc d'Aumale à restituer les places prises. Catherine était très mécontente. Elle écrivit à Bellièvre de sa main de dire au Duc qu'elle ne certifierait plus au Roi ce qu'il lui manderait, «car je suys bien marrye qu'yl (son fils) aye occasion de me dire come yl fyst yer (hier): «Vous m'avés dyst qu'il (les Guise) me contereront (contenteront) et vous voyé si j'é aucasion de l'estre» (1er avril 1588) 1365. Et elle ajoute: «J'é tent de mal au dens que ne vous en dirés daventège.» Elle peinait à concilier des volontés inconciliables et ressentait d'autant plus vivement ses misères physiques. Le Roi, déclarait Villeroy, ne peut plus vivre comme il a vécu; «il veut être obéi». Mais les Guise étaient résolus à désobéir.