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L'intérêt de son fils est son unique règle. Assurément le duc de Lorraine a tort, mais doit-on se priver des secours qu'il procure et s'aliéner cet homme «qui nous a aysté tousjours amy, et mesme le chasser». Refuser son aide, c'est braver l'opinion du pape, du roi d'Espagne, de la chrétienté tout entière, et qui pis est, de ce royaume: «Je vous lèse (laisse) à penser qu'ele aubeysance il (Henri III) aura de cette vyle (Paris) et des autres et de beaucoup de provinces». Sous peine d'être accusé de connivence avec les huguenots, il faut se contenter des assurances du duc de Lorraine. Mais le Roi tint bon; et le Duc qui ne voulait pas céder se retira; mais, par un compromis que lui suggéra probablement Catherine, il envoya son fils, le marquis de Pont-à-Mousson, avec quelques troupes qui prêtèrent serment au roi de France. La Reine-mère avait appris le 25 octobre la victoire du roi de Navarre sur l'armée royale et la mort de Joyeuse à Coutras (20 octobre). «C'est ung grand malheur, écrivait-elle à son fils, que la perte que vous avez faite en Guyenne, dont je suis en très grande poyne depuis hier disner que le jeune Desportes me dict ces nouvelles si mal à propos» (si malheureuses en ce temps-ci); et, continue-t-elle, j'en eus une telle esmotion que je n'en ay pas esté bien à mon aise depuis»1361.